Iran, cette révolution de velours qui inquiète le pouvoir

Publié le par chriscraft

« Tout ce que l’Iran compte d’ayatollahs et de zélés gardiens de la révolution était à Gaza le 4 mars dernier. Non, pas dans la vraie Gaza, mais au parlement de Téhéran. C’est là que se tenait la conférence sur « la résistance palestinienne et les crimes sionistes. »

 

Les trois chaînes de télévision transmettaient en boucle l’étreinte entre Mahmoud Ahmadinejad, le président iranien, et Khaled Mechaal, le chef du Hamas débarqué de Damas, Abou Marsouk, arrivé de Beyrouth, et Mahmoud zahar, venu de Gaza par le Caire. Tandis que le guide de la Révolution, le vieil Ali Khamenei, appelait dans un silence sépulcral à éradiquer « la tumeur cancéreuse nommée Israël », les commentatrices très voilées répétaient à l’envi que tout l’Iran était avec le Hamas.

 

30% d’athées !« (…) Pourtant, le bon peuple de Téhéran n’avait pas l’air intéressé par l’affaire. Sous le gai soleil qui annonçait Nowruz, le nouvel an iranien, Fête du feu et du printemps, il vaquait en tchador ou en manteau collant à ses occupations profanes et dépolitisées. N’en déplaise à ses maîtres, il maugréait, quand on le questionnait, que le p

La rue iranienne vit sa vie loin des imprécations d’Ahmadinedjad* et des sermons de mollahs diffusés du matin au soir. Loin du nucléaire, un petit peu plus près d’Obama, mais comme ça, sans trop y croire. La rue est jeune : 60% de la population a moins de 25 ans. Un torrent de fraîcheur, de couleurs et d’ironie qui nargue à chaque carrefour les voitures de flics. Ce ne sont plus seulement les filles des beaux quartiers, comme naguère, qui arborent un foulard juché en haut du chignon. Désormais, même les adolescentes du sud pauvre de la capitale, avec leurs grosses boucles scintillantes savamment échappées du tissu, défient le Diktat de la république islamique. Les amoureux se baladent main dans la main et s’enlacent dans toutes les maisons de thé (…)

résident ferait mieux de donner l’argent aux pauvres plutôt que de payer les salaires des huiles du Hamas

Publié dans La mante lit parfois

Commenter cet article